Parc Victoria, 1911-1938

Le 01/11/2022 0

Dans Les clubs

Un club plus que centenaire

S'il y a un endroit dans la région de Québec qui a hébergé des terrains de tennis pendant longtemps, c'est bien le parc Victoria. Entrecoupée par quelques interruptions, la pratique de ce sport, qui y a commencé en 1911, compte donc plus de cent ans. De deux courts à surfaces naturelles au début, le club a augmenté sa capacité à neuf terrains en 1954. En 2022, ceux-ci sont en surface dure, équipés de toiles brise-vent et le club est sous la responsabilité du YMCA Saint-Roch.

Durant ce siècle d'existence, le club de tennis du parc Victoria va devenir un des plus importants de la ville. Tout cela ne s'est pas fait en un jour. Cette longévité remarquable est due non seulement au site, mais aussi à la qualité des joueurs, au sérieux des administrateurs et à l'importance des tournois qui y ont été tenus.

Un parc pour les citoyens

Inauguré en juin 1897, le parc Victoria avait pour fonction de fournir aux citoyens du quartier et de la ville un espace de détente et d'exercice(1). Quoi de plus naturel, au moment où le tennis devient très populaire au début du XXe siècle, que d'y installer des courts afin que les amateurs puissent pratiquer leur sport favori.

Le 6 mai 1911, Le Soleil annonce que la ville de Québec autorise un club de tennis de St-Sauveur (sans préciser lequel) à préparer deux terrains de tennis au parc Victoria, dont l'un serait sur gazon et l'autre sur terrain argileux « clayground ». L'avocat Jules Patry est l'un des promoteurs du projet. On trouve une première mention d'un club du nom de « Victoria » dans l'annuaire Marcotte, édition 1913-1914; celui-ci précise que le président et le secrétaire sont respectivement Jules Patry et Art. E. Simard, respectivement avocat et notaire et agent d'immeuble. Les activités sont bien en marche : toujours en 1913, le Quebec Chronicle annonce le 10 septembre que le tournoi annuel du club se tiendra à compter du 16.

Finalement, par une résolution de la ville de Québec du 25 février 1916, le club reçoit officiellement son incorporation(2). Après seulement quelques années d'opération, il est déjà en excellente condition : « flourishing », précise le Chronicle du 21 avril 1917 dans son compte-rendu de l'assemblée du conseil d'administration.

 

Parc Victoria kioske 1905

Le kioske du parc Victoria vers 1905.
Source: BANQ, Cartes postales.

Un club important à Québec

 

Tennis Victoria, 1922

Le tennis Victoria en 1922.
Photo Archives de la ville de Québec.

La fondation du Victoria est un événement marquant puisque le club deviendra entre les deux guerres le second en importance à Québec, après le vénérable Quebec Lawn Tennis Club (QLTC) et, pour un temps, le principal bassin de joueurs - et joueuses - francophones de la région. La fin de la Première guerre et la période de prospérité qui la suit coïncident en effet avec une expansion phénoménale du tennis dans la région de Québec. En 1921, par exemple, le Victoria compte 85 membres dont 25 dames(3). En 1931, il en comptera 116, dont 46 dames. Par comparaison, le doyen et le plus important des clubs, le QLTC, compte 140 membres en 1921 et 180 en 1927(4).

En 1922, le Victoria adhère à la Quebec Provincial Lawn Tennis Association, ce qui lui donne le droit de participer aux championnats provinciaux qui auront lieu fin juin à Montréal. Les installation sont mises à niveau : le chalet a été rénové et on projette d'ajouter deux courts à ceux déjà existants(5). Dès 1925, on décide d'augmenter les effectifs et quinze nouveaux membres sont acceptés(6).

La destinée du club n'est cependant pas celle d'un long fleuve tranquille. Le chalet a été incendié durant l'hiver 1925-1926 et il faut prévoir une reconstruction. De plus, on pense ajouter un autre court aux deux actuels(7). Le projet n'est pas nouveau; depuis 1922, les administrateurs annoncent presque à chaque assemblée annuelle l'aménagement de nouveaux terrains. Cette fois sera-t-elle la bonne?

Jacques-Cartier, une compagnie de 200 actions

Voilà qu'une réorganisation majeure s'annonce en 1926. Une nouvelle association sportive sous le nom de Jacques-Cartier est formée en mai pour « s'occuper de curling l'hiver et de tennis et de boulingrin l'été ». Chaque sport va conserver son propre exécutif. Un comité, composé entre autres de Gus. Picard, président du Jacques-Cartier, Olivier Drouin, président du Victoria, Louis Létourneau, député provincial de Québec-Est et Oscar Auger, échevin, s'affaire à créer une compagnie dont le capital sera divisé en 200 actions(8). Le groupe prévoit déjà construire un chalet au parc Victoria, à l'est de la rue Gignac(9). Le changement de structure est profond, mais pour le tennis, la véritable différence est que le club Victoria va désormais porter le nom de Jacques-Cartier(10).

Cette administration voit grand. Les équipements prévus sont décrits ainsi dans L'Action catholique du 12 mai 1926 : « Le bureau Bergeron et Lemay vient de préparer les plans du chalet qui sera divisé en huit appartements, savoir : « hall », foyer, salle des dames, salle à dîner, cuisine, vestiaire, bureau et gymnase – quatre douches». Les douches font désormais partie de l'équipement obligatoire des chalets de tennis. En effet, les habitudes d'hygiène progressent, de même que la technologie des installations sanitaires et l'accès à l'eau courante. D'ailleurs, le grand William Tilden, champion des États-Unis, n'inclut-t-il pas, dans ses dix conseils pour améliorer son jeu de tennis : « Prenez un bain et changez-vous après chaque pratique »(11)? Les nouveaux terrains seront finalement inaugurés en juillet de cette année-là(12).

Le développement doit se poursuivre en 1930. Lors de son assemblée annuelle au printemps, le club prévoit aménager six nouveaux courts en plus d'une estrade pour les spectateurs(13). Ces projets sont d'autant plus envisageables que le club a enregistré un surplus de 1000$ dans les opérations de 1929(14).

Henri Coulombe

Henri Coulombe, un des champions du Victoria.
Photo L'Action catholique, 31 août 1927.

Alphonse Gingras

Alphonse Gingras, autre champion du Victoria.
Photo L'Action catholique, 11 septembre 1928.

 

L'innovation la plus importante survient toutefois en 1935. Lors de l'assemblée annuelle, le  président Lauréat Royer fait adopter le projet d'un éclairage artificiel, « unique au Canada » et « similaire à celui qui éclaire les courts des professionnels »(15). Il était temps puisque, faute d'être accessible en soirée, le club perdait des membres, tandis que plusieurs autres, en particulier celui des Employés civils, avaient fait ce choix dès 1928 ou 1929. Avec ce nouvel éclairage, qui s'ajoute aux six terrains et au chalet comprenant restaurant et vestiaires, le club, dit-on, « n'aura plus rien à envier à aucun autre club du Dominion »(16).


D'ailleurs, il se situe en importance non seulement par le nombre de membres, mais aussi par la qualité de ceux-ci. Par exemple, un classement des joueurs de la région de Québec place en 1937 quatre joueurs du Jacques-Cartier parmi les sept premiers : Robert Pednault, Antonio Pelletier, Edouard Desrivières et Marcel Langlois(17). Toutefois, le plus mythique représentant du club entre les deux guerres aura été sans conteste Lauréat Cantin. Membre du Victoria de 1929 à 1935 il ira poursuivre ensuite son parcours phénoménal avec le club de la Voirie. Entre autres faits d'armes, il remporte quatre de ses neuf championnats en simple masculin de la région (coupe Rondeau) comme membre du Victoria. Pour plus de détails sur sa carrière de sportif, voir notre chronique Lauréat Cantin, un champion incontesté.

Rencontres interclubs et tournois provinciaux

L'heure est aux rencontres interclub entre les deux guerres. Les membres du Victoria affrontent régulièrement leurs homologues, non seulement dans la région, mais aussi jusqu'à Shawinigan et Trois-Rivières(17). Les rencontres Victoria-Québec seront parmi les plus fréquentes, au rythme de plusieurs par année, et font montre d'une « rivalité »  - sans acrimonie par ailleurs – entre les deux plus importants clubs de la ville.

D'autres occasions de se frotter aux joueurs de l'extérieur leur sont fournies par les compétitions provinciales. En août 1915, en effet, le Quebec Lawn Tennis Club décide de prolonger son tournoi annuel par un « open » où tous les joueurs de la province de Québec sont admissibles. Outre les participants de St-Hyacinthe, Montréal, La Tuque et Shawinigan, on compte ceux du Victoria et du YMCA Québec(19). Les joueurs de Québec connaissent peu de succès contre ceux de Montréal, mais déjà, un duo du Victoria fait parler de lui : Henri et Horace, les « Coulombe brothers », ainsi présentés par le Quebec Chronicle(20). Le premier, en particulier, est promis à une longue carrière et à une place de champion de Québec.

Le Quebec Lawn Tennis Club renouvelle son initiative et présente encore le tournoi provincial en 1916. Le Chronicle signale la présence de joueurs de St-Hyacinthe, Montréal, Shawinigan et du Victoria. De ce dernier, on remarque une solide équipe en double masculin formée de Patry et Dorion(21).

Lauréat Cantin en 1936

Lauréat Cantin, champion du Victoria.
Photo Le Soleil, 18 août 1936.

La Première guerre finie, les compétitions ont repris de plus belle et le QLTC est encore une fois l'hôte du tournoi provincial en 1921(22). Les inscrits sont membres de 6 clubs : Québec, Outremont, Mount Royal, La Tuque, Britannia et Victoria. Ce dernier envoie Alphonse Gingras et Oswald Paquet en simple masculin et deux équipes en double : Paquet/Morel et Gingras/Côté. On remarque aussi parmi les compétiteurs les noms de Henri Coulombe, C. Murphy et deVarennes, anciens administrateurs du Victoria; bel exemple des migrations d'un club à l'autre, ils représentent désormais le QLTC.

En septembre de cette même année, Gingras et Paquette vont gagner le double masculin au tournoi des Eastern Townships sur terre battue tenu à Sherbrooke(23).

Après le départ de Henri Coulombe, Alphonse Gingras est devenu le champion du club, dont il remporte le tournoi annuel à plusieurs reprises, entre autres en 1922, 1924 et 1927(24). C'est donc lui qui représente le club aux compétitions provinciales. En juin 1924, il accompagne à Montréal Mme Carter et Henri Coulombe, qui représentent le club Québec(25). En juin 1927, il part en compagnie d'Alfred Matte représenter le club en simple et double masculins au tournoi provincial à Montréal(26).

Ces participations aux tournois d'importance seront bientôt encouragées par le tennis provincial. En juin 1933, l'ALTPQ confirme par lettre qu'elle enverra deux joueurs du Jacques-Cartier aux championnats nationaux du Canada, selon leur performance aux quatre tournois provinciaux(27). Cette même année, le Jacques-Cartier participe aux séries provinciales interclub, sous la direction de l'APLT. Il affronte en semi-finale le club Sawinigan et l'emporte sur celui-ci le 25 septembre. La finale contre le Stuart de Montréal est prévue pour le 30. Malheureusement, le grand affrontement n'aura pas lieu. Le mauvais temps empêche la tenue de la rencontre et l'APLTQ couronnera donc deux champions intermédiaires(28).

Le Jacques-Cartier aura l'occasion de se reprendre en série provinciale en 1937, contre le club Outremont. Encore une fois, cependant, les joueurs montréalais vont remporter la victoire sur la crème des joueurs québécois(29).

Le Jacques-Cartier crée des tournois

La coupe Château

La coupe Château, emblème du championnat double masculin.
Photo L'Action catholique, 13 septembre 1928.

Non content de participer aux tournois régionaux existants, le club prend l'initiative et décide d'en lancer un à son tour en septembre 1927. Il mettra aux prises des équipes de double masculin de toute la « région commerciale » de Québec, soit de Trois-Rivières jusqu'à la frontière du Nouveau-Brunswick. La maison Emond et Côté, marchands en gros, offre la coupe qui prendra le nom de « Château »(30). Dès la première année, la réponse est bonne; onze clubs envoient un total de 17 équipes : Banque de Montréal, Belvédère, Jacques-Cartier, lac Beauport, Loyola, Neuville, Québec, Saint-Charles, Saint-Louis, Valcartier et Voirie. Le match d'ouverture est présenté devant plus de deux cents spectateurs(31). Les deux grands club rivaux, Québec et Jacques-Cartier se retrouvent en finale. L'équipe Coulombe/Carter l'emporte finalement en trois sets sur les locaux Gingras/Matte(32).

La coupe Château semble déjà bien lancée. Dès 1928, voulant en « faire un tournoi plus considérable qu'en 1927 », les responsables envisagent de tenir des matchs dans d'autres clubs, au Québec, par exemple(33). Comme les règlements du tournoi l'autorisent, le Victoria y engage quatre équipes, tout comme le QLTC. En tout, 46 joueurs de 15 clubs sont inscrits(34). La stratégie est payante pour le Victoria. Le duo Henri Corriveau/Charles-Eugène Cantin remporte la finale sur les champions en titre Coulombe/Lancaster, non sans avoir battu au passage un autre fort duo du Victoria : Gingras et Morel(35).

L'édition de 1929 montre toujours un progrès. Pas moins de trente-deux équipes sont en lice. La finale est une affaire de familles. Les frères Roland et Georges Pelletier, du Victoria, l'emportent sur les frères Jobin(36). Le club maintient sa domination en 1930 et Georges Pelletier, encore le héros, remporte le trophée en duo avec Jean-Louis Létourneau. Les deux partenaires vont récidiver en 1931(37). Le tournoi progresse toujours et compte en 1933 un nouveau record de quarante-quatre équipes inscrites(38). Il sera d'ailleurs promis à un bel avenir puisque la coupe Château sera disputés jusqu'en 1970.

En juin 1929, le Victoria lance un nouveau championnat régional simple masculin; il portera le nom de coupe Morel(39). Crée-t-il une concurrence indésirable avec le tournoi Rondeau qui est déjà consacré comme le championnat simple masculin? On ne trouve aucune réaction de la part de son hôte le QLTC et, comme on va le voir, les deux tournois vont cohabiter sans conflit durant toute la prochaine décennie.

D'ailleurs la réponse ne tarde pas : dix jours avant l'ouverture du tournoi prévue pour le 1er juillet, pas moins de trente-cinq participants sont inscrits, dont six du seul club Lévis(40). Il y en aura finalement 56, venus de treize clubs : Anglo-Pulp, Jacques-Cartier, Voirie, Cap Santé, Ottawa, Cantin, Saint-Louis, Québec, St-Patrick, Lévis, Sillery, CNR, Bonnet(41). Le tournoi est rehaussé par la présence du gouverneur général lord Willingdon, qui sera fait membre à vie du club(42). L'honneur d'être le premier récipiendaire revient à Alphonse Gingras, le champion du club depuis plusieurs années(43).

Sanctionné dès 1930 par la Canadian Lawn Tennis Association, le tournoi passe en mode ouvert(44). Des invitations sont faites aux joueurs de Montréal, qui doivent finalement se désister pour cette édition, étant donné que le club du parc Lafontaine a décidé de faire ses tournois au même moment. Ils seront remplacés par deux compétiteurs de Trois-Rivières(45).

En 1931, cependant, la participation extérieure s'élargit. On compte des équipes de Beauceville, Victoriaville, Pont-Rouge et, enfin, du Parc Lafontaine. Les montréalais ne repartiront pas bredouilles : en simple masculin, Émard remporte la finale contre l'espoir du Jacques-Cartier, Jean-Louis Létourneau et il fait de même pour le double en compagnie de son partenaire Demers(46). La victoire montréalaise n'est que la première d'une longue série dans ce tournoi.

Pendant ce temps, la coupe Château est difficile à supporter financièrement pour le club en dépit de sa popularité. La situation devient critique en 1935. Au moment de lancer l’événement, son président s'adresse à la presse pour faire le point :

« Ce tournoi est le cinquième à Québec et je dois vous dire que durant quatre années consécutives, nous avons encaissé des déficits. Nous faisons un dernier effort cette année et si nous ne rencontrons pas au moins nos dépenses, je puis vous assurer que le plus grand événement dans le monde du tennis à Québec sera chose du passé et probablement qu'il faudra attendre plusieurs années avant qu'un autre club se décide à prendre ce mauvais risque(47). »

Parmi les difficultés, il pointe du doigt la concurrence, exacerbée par la migration de certains joueurs d'un club à un autre. Le tournoi de 1935 aura pourtant lieu, et sera considéré comme un « succès magistral »(48).

Cantin et Corriveau, champions coupe Château

Charles-Eugène Cantin et Henri Corriveau,
gagnants de la coupe Château 1928.
Photo L'Action catholique, 12 septembre 1928.

Accès aux jeunes

Le parc Victoria en général – et le tennis en particulier – ne sont pas seulement réservés aux adultes. Des bénévoles comme l'abbé Roland Pelletier y organisent au cœur de l'été des tournois de tennis – masculins et féminins – à l'intention des jeunes qui fréquentent le parc. L'abbé Pelletier est lui-même un solide amateur de tennis puisqu'il a remporté en 1929 le tournoi double masculin régional (coupe Château) avec son frère Georges(49).

Le club, pour sa part, ouvre une section junior dès 1929(50). Celle-ci connaîtra cependant une existence discrète jusqu'à ce qu'en juin 1933, le Jacques-Cartier organise, en compagnie des clubs Quebec, St-Patrice et Employés civils, la mise sur pied d'une ligue junior(51).

La même année, le club lance aussi un tournoi pour les jeunes de la région d'âge juvénile et junior. Dès la première édition, le succès est au rendez-vous avec une centaine d'inscriptions(52). Ce tournoi est aussi destiné à une longue vie et couronnera annuellement des jeunes qui vont ensuite s'illustrer comme intermédiaires ou seniors. Dès 1934, il sera déménagé dans un autre club, mais le Jacques-Cartier aura tout de même eu le mérite de lancer le mouvement.

Arrêt des opérations

Le jumelage avec le curling va toutefois finir par avoir raison du tennis. Après une douzaine d'années pendant lesquelles le Jacques-Cartier aura joué un rôle important dans le tennis local, des dissensions surgissent au printemps de 1938 entre l'équipe du curling et celle du tennis. « Muets comme des carpes », les responsables du comité de tennis, Fernand Guay, Albert Paquet et Robert Pednault, ne peuvent même pas s'expliquer devant les journalistes(53). On apprend finalement que l'administration du curling a décidé de garder pour ses membres le privilège de jouer au tennis, comme explique avec dépit le chroniqueur de L'Action :

« Les membres du club de curling Jacques-Cartier pratiqueront le tennis au cours de la présente saison. Ces messieurs ont préféré conserver les courts pour leur usage(54). »

Cette décision annule donc la saison 1938 et entraîne un important remue-ménage dans le monde du tennis de la région de Québec. Les tournois qui s'y tenaient, Château (double masculin) Foy (simple féminin) et junior, devront être transférés à d'autres clubs. Les joueurs qui, par leur talent et leurs succès, avaient fait sa fierté feront désormais celle de ses concurrents.

Un club de tennis autonome va revenir – et rapidement – au parc Victoria, mais ce sera sous la responsabilité d'une autre organisation. Dans l'intervalle, le Victoria/Jacques-Cartier aura perdu pour un temps la place de premier plan qu'il occupait dans la grande région de Québec.

[Section suivante:  Parc Victoria, 1939-1945]

NOTES

1. Le Soleil, 19 juin 1897.
2. Résolution #840 du 25 février 1916, Archives de la ville de Québec.
3. L'Événement (EV), 28 avril 1921, et AC, 9 avril 1931.
4. Quebec Chronicle, (QC), 16 avril 1921, et ÉV, 7 mai 1927.
5. ÉV, 21 avril 1922.
6. ÉV, 25 avril 1925.
7. ÉV, 16 avril 1926.
8. L'Action catholique (AC), 12 mai 1926.
9.ÉV, 14 mai1926.
10. ÉV, 28 août 1926.
11. AC, 28 avril 1931.
12. ÉV, 13 juillet 1926.
13. AC, 24 avril 1930.
14. AC, 30 avril 1930.
15. AC, 30 avril 1935.
16. AC, 2 mai 1935.
17. AC, 20 juillet 1935.
18. Voir par exemple  ÉV, 13 juillet 1925 et 30 juillet 1927.
19. QC, 9 septembre 1915.

20. QC, 18 septembre 1915.
21. QC, 5 août 1916.
22. QC, 15 juin 1921.
23. QC, 2 septembre 1921.
24. ÉV, 4 octobre 1922; ÉV, 1er août 1924; AC, 25 juillet 1927.
25. ÉV, 26 juin 1924.
26. ÉV, 25 juin 1927.
27. AC, 14 juin 1933.
28. AC, 25 septembre 1933; AC, 2 octobre 1933.
29. AC, 27 septembre 1937.
30. AC, 12 septembre 1927.
31. AC, 20 septembre 1927 et 21 septembre 1927.
32. AC, 26 septembre 1927.
33. AC, 14 avril 1928.
34. AC, 5 septembre 1928.
35. AC, 10 septembre 1928.

36. AC, 10 et 19 août 1929.
37. AC, 25 août 1930 et 17 août 1931.
38. AC, 29 août 1933.
39. AC, 6 juin 1929.
40. AC, 21 juin 1929.
41. AC, 29 juin 1929.
42. AC, 6 juillet 1929.
43. AC, 10 juillet 1929.
44. AC, 17 juin 1930.
45. AC, 28 juin 1930.
46. AC, 29 juin 1931.
47. AC, 4 juillet 1935.
48. AC, 20 juillet 1935.
49. AC, 21 août 1930.
50. AC, 3 mai 1929.
51. AC, 19 juin 1933.
52. AC, 11 juillet 1933.
53. AC, 3 mai 1938.
54. AC, 17 mai 1938.

Québec tennis club Victoria

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