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Bécart de Grandville

Le 26/09/2021

Un seigneur bien connu, peu présent

[Section précédenteUne seigneurie de la Côte-du-Sud]

La seigneurie de l'Ilet-du-Portage a été concédée en 1672 à Pierre Bécart de Grandville, un militaire de carrière et personnage important dans la société de Québec. Même s'il se fait concéder ensuite une autre portion de terre près de celle-ci, il va plutôt s'occuper activement de celle de l'Ile-aux-Oies et négliger le défrichement de l'Ilet-du-Portage. D'ailleurs, après trente ans de possession, ce premier seigneur va s'en départir en faveur de sa fille sans avoir concédé un seul arpent de terre.

Une seigneurie de la Côte-du-Sud

Le 08/09/2021

Un nom: L'Islet-du-Portage

Le régime seigneurial implanté en Nouvelle-France a fortement marqué le paysage de la vallée du Saint-Laurent en réglant l'orientation des terres à la perpendiculaire par rapport aux rives du fleuve. Pourtant, chaque seigneurie prise individuellement n'a pas nécessairement laissé d'empreintes qui auraient survécu jusqu'ici. Rarement trouvera-t-on le souvenir de l'emplacement du moulin banal. Occasionnellement, on peut voir un manoir, et encore, il s'agit le plus souvent d'un édifice reconstruit récemment ou difficilement conservé du dix-neuvième siècle.


On pourrait encore plus difficilement repérer aujourd'hui sur le terrain les limites de ces seigneuries, tant de nouvelles zones religieuses, administratives ou politiques ont découpé son territoire ou s'y sont superposé pour effacer sa réalité: paroisses catholiques, municipalités civiles, circonscriptions électorales provinciales et fédérales, municipalités régionales de comtés, la liste est longue.


La seigneurie a été le premier - et au début la seule – entité socio-économique découpant le territoire sur lequel se sont installées les premières populations dans la vallée du Saint-Laurent, détenant une grande partie des pouvoirs jusqu'à celui de la justice. Donc, cette institution détenait une influence considérable sur la vie quotidienne.


Malgré cela, l'historiographie, surtout l'historiographie contemporaine, est loin d'avoir fait le tour de la réalité des seigneuries concédées sous le régime français. Surtout, les observations sur celles-ci ont été souvent englobées dans des monographies paroissiales ou des biographies des personnages locaux. L'intérêt d'une étude de la seigneurie prise comme entité ne nous paraît cependant pas négligeable compte tenu de son importance pour le développement et la vie économique d'une communauté de peuplement. Le cas de l'Islet du Portage en est une illustration. À l'origine du peuplement de Saint-André-de-Kamouraska, cette seigneurie est aussi devenue sous le régime anglais le siège d'une industrie de construction navale. C'est ce parcours que nous allons tenter de retracer.

2 septembre 1948

Le 02/09/2021

Naissance d'une série France-Canada au tennis

Le 2 septembre 1948, Mme Nelly Landry et Robert Abdessalam passent au club des Employés civils pour jouer des parties d'exhibition. Ils sont délégués par la Fédération française de tennis au championnat des États-Unis qui va commencer le 9 septembre(1). L'événement connaît un tel succès que le club songe aussitôt à créer une série France-Canada, avec le soutien du consulat français.

23 août 1971

Le 23/08/2021

Une première : Richard Legendre, champion du Canada

Richard Legendre remporte en août 1971 le championnat junior canadien de tennis à Vancouver sur Pat Gamey de Toronto. Il remportera ensuite, toujours à Vancouver, le championnat junior canadien « open » sur Jose Cambra d'Espagne dans la classe 16 ans et moins(1).

Angéline Lemieux-Beaupré

Le 16/08/2021

De Québec à New York, une championne au parcours exceptionnel

Le boom qui frappe le tennis à Québec durant les années folles (la décennie 1920-1929) crée une situation propice à la découverte et au développement de talents capables de prendre la tête des effectifs locaux, de représenter la région au niveau provincial et même à l'extérieur. Il ressort parmi ceux-ci un cas particulier, aujourd'hui oublié et d'autant plus méritoire qu'il s'agit d'une joueuse : Angéline Lemieux ou, comme comme on l'a présenté durant toutes ses années de compétition, Mme Lionel-C. Beaupré. Son parcours peu banal la mènera en une décennie du championnat du Quebec Lawn Tennis Club, dont elle est membre, à celui de la province de Québec, et jusqu'aux championnats des États-Unis, en passant par des joutes d'exhibition contre des étoiles de l'équipe féminine d'Angleterre.

Ce parcours n'a jamais été égalé à la même époque par quelque joueur que ce soit, masculin ou féminin, de la région de Québec.

30 juillet 1953

Le 03/08/2021

Une équipe de tennis d'Australie en exhibition à Québec

 Au cours de ses quelque quarante années d'existence, le club de tennis des Employés civils a su présenter des parties d'exhibition avec quantité de joueurs de classe internationale venus en Amérique pour participer à des tournois ou disputer des séries de la coupe Davis.

À l'été de 1953, c'est une équipe australienne qui s'amène à Québec. Le Soleil du 6 juillet en a fait l'annonce, précisant que les deux as de dix-huit ans Lewis Hoad et Ken Rosewall seraient de la partie. Quelques jours plus tard, on apprend que Rex Hartwig, Mervyn Rose ou Ian Ayre pourraient se joindre à eux. Tous ces joueurs, qui ont fait sensation au dernier tournoi de Wimbledon, participent aux championnats canadiens à Toronto, et se présenteront à Québec le 29 juillet(1). Les chroniqueurs sportifs parlent d'un « coup de maître » de la part du club(2). D'ailleurs, l'Australie est une puissance mondiale établie puisqu'elle a remporté la coupe Davis dans les trois années précédentes et ne cédera celle-ci que deux fois durant toute la décennie 1950(3).

Championnat canadien 1940

Le 25/07/2021

Une première aux Employés civils: juillet 1940

Le club de tennis des Employés civils, installé depuis 1936 sous les murs devant le Parlement de Québec, a posé sa candidature pour l'organisation des championnats canadiens de 1940, les premiers tenus après l'entrée en guerre du Canada. L'événement, réalisé avec succès, inaugure une longue série de compétitions de tennis de haut niveau qui seront tenues par ce club au cours des vingt-cinq années suivantes.

10 juillet 1937

Le 11/07/2021

Une ligue féminine à Québec dès 1937

On annonce le 10 juillet 1937 la formation d'une ligue féminine à Québec. Six clubs sont déjà membres : Ministère de la Voirie, Employés civils, Jacques-Cartier, St-Louis, Feuille d'Érable, St-Sacrement (Laval); on attend 4 autres clubs : Laurentide, Anglo-Pulp, St-Patrice, CNRA (Canadien National).

La composition du conseil d'administration va comme suit : Marguerite Delage (Association des Employés Civils) présidente; Marie-Paule Matte (Jacques-Cartier) 1ère vice-présidente; Mme Yvan Fournier (Feuille d'Érable) 2e vice-présidente; Jeannine Lemieux (St-Louis) secrétaire; Mme Marcel Chouinard (Voirie) trésorière;

Selon le chroniqueur sportif, « On a déployé beaucoup de travail d'organisation et l'objectif a été atteint. C'est une autre preuve que la gent féminine réussit ce qu'elle entreprend(1). On annonce même que le premier ministre Duplessis pourrait patronner la ligue(2).

Cependant, compte tenu du débat qui fait rage durant ces années sur la tenue vestimentaire aux terrains de tennis, L'Action catholique prend position sur le port des « shorts » :

« Ce costume écourté pour les joueuses et les joueurs de tennis semble être moins populaire dans nos clubs de tennis cette année. La majorité de nos clubs ont décrété que ce costume n'était pas convenable et ils en ont banni le port sur leurs courts. Les dames viennent de former une ligue de tennis. Si les dirigeantes de ce groupement décidaient unanimement de défendre ce costume, nous sommes sous l'impression qu'elles donneraient une nouvelle preuve du sérieux qu'elles apportent dans leur travail(3).

Sur le costume au tennis, voir notre chronique "Vêtements de tennis".